Comprendre le câble coaxial : définition, fonctionnement et usages

En bref

  • Un câble coaxial est un câble électrique à deux conducteurs concentriques, conçu pour une transmission signal stable, notamment pour la TV, la radio et Internet par câble.
  • Sa structure spécifique (âme en cuivre, isolant, blindage câble, gaine) limite les parasites et protège les données, même sur plusieurs dizaines de mètres.
  • L’impédance coaxiale la plus courante en habitation est de 75 ohms, à respecter scrupuleusement pour éviter les pertes et les images qui « se figent ».
  • Bien choisir son câble suppose de regarder la longueur, le diamètre, le type (RG-6, RG-59, etc.) et le connecteur coaxial adapté à son installation.
  • Dans un logement existant, remplacer un câble usé ou mal posé peut suffire à retrouver une excellente réception TV, sans changer d’antenne ni de box.
Peu de temps ? Voilà ce qu’il faut retenir :
1. Pour la TV et la TNT, privilégier un câble coaxial 75 ohms de bonne qualité, adapté à la longueur du parcours.
2. Un blindage câble renforcé (tresse + feuille alu) limite les interférences des appareils électriques de la maison.
3. Vérifier l’impédance coaxiale de l’antenne et des appareils : tout doit être raccord (50 ohms en pro, 75 ohms en domestique).
4. Soigner l’installation câble (courbures douces, longueur maîtrisée, connecteurs bien sertis) compte autant que le choix du modèle.
5. Même si la fibre et le RJ45 se généralisent, le coaxial reste très utile pour la TV, certains réseaux câblés et des usages spécialisés.

Définition du câble coaxial : comprendre ce qui se cache derrière la prise murale

Dans beaucoup de logements, la seule trace visible du câble coaxial est cette prise ronde, souvent près du téléviseur. Pourtant, derrière le plâtre, il s’agit d’un véritable petit « tunnel » pour les signaux audio et vidéo, qui relie l’antenne de toit, l’amplificateur d’immeuble ou le réseau câblé à votre salon. Comprendre la définition câble coaxial, c’est déjà mieux saisir pourquoi une simple longueur de câble peut ruiner une réception TV… ou la transformer.

Techniquement, on parle de câble à deux conducteurs concentriques. Au centre, un fil conducteur en cuivre ou en acier cuivré transporte le signal électrique. Autour de lui, un isolant maintient la bonne distance avec le blindage. Puis vient une couche métallique, le blindage câble, sous forme de tresse, de feuille d’aluminium ou des deux à la fois. Enfin, une gaine en PVC ou en caoutchouc protège l’ensemble des chocs, de l’humidité ou des UV, notamment lorsqu’il passe dans des combles peu accessibles.

Cette construction peut sembler sophistiquée pour « seulement » amener la télévision. Elle répond pourtant à un problème très concret : comment transporter une transmission signal à des fréquences haute (radio, TV, données) sans qu’elle soit perturbée par tout ce qui se passe autour : moteurs du frigo, box Internet, variateurs de lumière, réseau 4G/5G du voisinage. Le blindage joue ici le rôle d’une carapace : il empêche les perturbations extérieures de se mélanger au signal utile, et évite aussi que ce dernier ne rayonne partout dans la maison.

Dans une installation domestique classique, le coaxial sert surtout à relier une antenne râteau ou un répartiteur collectif à un ou plusieurs téléviseurs. Mais la même technologie est utilisée dans des domaines beaucoup plus exigeants : liaisons satellites, radars, équipements médicaux d’imagerie, ou encore réseaux câblés urbains. La base reste la même : un câble avec une impédance coaxiale bien définie et une structure régulière sur toute sa longueur.

Pour visualiser, imaginez une paille glissée au centre d’un tube plus large, et l’espace entre les deux rempli de mousse parfaitement régulière. Une variation de distance entre la paille et le tube, ou un écrasement local, modifie la façon dont le signal se propage. C’est exactement ce qui se produit si un coaxial est trop plié derrière un meuble TV ou coincé sous un pied de canapé. Le câble continue d’acheminer « quelque chose », mais les images se pixellisent, le son décroche, surtout lorsque le temps est humide ou venteux.

Pour un appartement type, on rencontre le plus souvent un câble de 6 à 7 mm de diamètre, avec une gaine blanche et des connecteurs coaxiaux vissés (type F) ou à broche (type TV). Dans une grande maison, un syndic ou une résidence, on croise aussi des modèles plus épais, autour de 11 mm, mieux adaptés à de longues distances. Ces quelques millimètres de différence ont un impact direct sur les pertes et la qualité finale.

En résumé, le coaxial n’est pas une simple « rallonge » entre l’antenne et la TV. C’est un composant à part entière du système de réception, tout aussi important que l’antenne ou le décodeur. Cette vision change souvent les priorités : avant de soupçonner le téléviseur, il est judicieux de se demander si le câble en place n’a pas déjà 20 ans, des fissures dans la gaine ou des courbures très serrées derrière un meuble mural.

Comprendre le câble coaxial : définition, fonctionnement et usages

Fonctionnement du câble coaxial : comment les signaux voyagent-ils vraiment ?

Une fois la structure posée, reste à éclaircir le fonctionnement câble coaxial. À l’intérieur, le signal radiofréquence n’avance pas comme l’eau dans un tuyau. Il circule plutôt sous forme d’onde électromagnétique, confinée entre le conducteur central et le blindage. C’est précisément cette géométrie coaxiale qui permet de transporter des fréquences haute avec des pertes limitées et un contrôle assez fin.

L’un des paramètres clés est l’impédance coaxiale. Elle s’exprime en ohms et décrit la façon dont le câble « réagit » au passage du signal. En habitat, la valeur standard est de 75 ohms pour la TV, la TNT et beaucoup d’installations satellites. En environnement professionnel, notamment pour certaines liaisons radio et réseaux Ethernet historiques, on trouve du 50 ohms. Si le câble, l’antenne et le récepteur ne partagent pas la même impédance, une partie du signal est renvoyée vers la source : on parle de réflexions ou d’ondes stationnaires.

Concrètement, sur un téléviseur, ce décalage se traduit par une image qui décroche par moments, des chaînes qui disparaissent selon la météo ou un niveau de signal très variable d’un jour à l’autre. Beaucoup d’habitants incriminent alors l’antenne, alors qu’un simple tronçon de coaxial mal choisi ou abîmé au niveau du grenier suffit à provoquer ces symptômes. L’œil ne voit pas le problème, mais le niveau de signal chute parfois de 10 à 20 dB sur une portion de quelques mètres seulement.

Autre notion importante : l’atténuation. Tout câble coaxial fait perdre un peu de signal sur la distance. Plus la fréquence est élevée, plus la perte augmente. À titre indicatif, un câble domestique de bonne qualité en 6 mm peut perdre autour de 20 dB sur 100 m pour des fréquences TV. C’est pour cela que dans une maison individuelle, au-delà de 20 à 30 mètres de câble entre l’antenne et le téléviseur, il devient judicieux de :

  • soit passer sur un modèle plus épais (11 mm) pour réduire les pertes ;
  • soit installer un amplificateur de mât proche de l’antenne pour booster le signal avant la longue descente.

Le blindage, lui, joue un double rôle. Il ferme le circuit de retour du courant (le « moins » pour simplifier), et il agit comme un écran contre les interférences externes. Les câbles modernes combinent souvent une feuille d’aluminium et une tresse métallique serrée. Un blindage simple est suffisant dans une maison isolée, avec peu d’équipements électriques. Dans un appartement urbain entouré d’ascenseurs, de box, de fours micro-ondes et de réseaux mobiles denses, un blindage renforcé améliore clairement la stabilité de la transmission signal.

Pour visualiser le fonctionnement, imaginons une petite résidence récente, où le syndic a fait installer une antenne TNT collective. L’antenne reçoit le signal, un amplificateur le stabilise, puis un répartiteur l’envoie dans plusieurs câbles coaxiaux qui desservent chaque appartement. Si l’on mesure au pied de l’antenne, le signal est confortable. Au bout du câble, chez un occupant du dernier étage, le même signal est plus faible et plus sensible au moindre câble bancal ou à un connecteur coaxial mal serré. D’où l’importance de maintenir une chaîne homogène du toit jusqu’à la prise murale.

Là où les choses se compliquent, c’est lorsque l’on ajoute des dérivations, des rallonges, des adaptateurs peu soignés derrière les meubles. À chaque jonction, une légère discontinuité d’impédance se crée. Un ou deux raccords corrects ne posent pas de problème majeur. En revanche, une succession de morceaux de câble de qualité variable, reliés par des prises d’appoint, suffit à transformer un signal stable en source permanente de gel d’image. Cette mécanique invisible explique pourquoi certaines rénovations électriques, pourtant bien intentionnées, se soldent par une dégradation de la TV.

L’essentiel à retenir : le coaxial fonctionne bien lorsque ses paramètres sont homogènes de bout en bout. Câble, accessoires, antenne et récepteurs doivent parler le même langage d’impédance et de qualité de blindage. C’est cette cohérence qui permet au signal d’arriver dans le salon sans se perdre en route.

Pour prolonger cette compréhension théorique, il est utile de comparer les principaux usages au quotidien, là où l’on retrouve encore ce câble discret mais décisif.

Usages du câble coaxial à la maison et au-delà : de la TV au médical

Les usages câble coaxial sont bien plus variés qu’une simple liaison d’antenne. Dans un logement classique, on le retrouve d’abord pour la télévision hertzienne (TNT) ou par satellite. La plupart des prises TV murales sont reliées au toit par un coaxial, et certaines box des opérateurs proposent encore une entrée antenne pour recevoir les chaînes de base indépendamment d’Internet. Dans les immeubles des années 80–2000, les réseaux câblés urbains utilisent aussi ce support pour acheminer à la fois la TV et parfois Internet.

À côté de ces usages visibles, le coaxial travaille aussi en coulisses dans nombre de domaines. Les réseaux de télécommunications historiques l’ont longtemps adopté pour les liaisons longue distance et certains câbles sous-marins. Aujourd’hui encore, dans des environnements comme l’aérospatial, la défense ou le médical, il reste une valeur sûre pour transporter des signaux à fréquences haute avec une grande fiabilité. Les équipements d’imagerie médicale, ou certains systèmes radar d’aéroport, utilisent des câbles coaxiaux dont le principe est identique à celui de la prise TV du salon, mais avec des performances et un contrôle qualité renforcés.

Dans le monde informatique, le coaxial a perdu du terrain face à l’Ethernet moderne en RJ45. Cependant, les anciens réseaux 10BASE2 et 10BASE5 reposaient entièrement sur ce type de câble. On en trouve encore dans certains bâtiments qui n’ont pas été entièrement rénovés. De même, des antennes Wi-Fi professionnelles peuvent être raccordées à distance via des câbles spécifiques (par exemple des RG-174 ou équivalents), en gardant toujours en tête le compromis entre longueur, pertes et fréquence utilisée.

Pour mieux visualiser les différents usages, le tableau ci-dessous résume quelques grandes familles et leurs caractéristiques typiques :

Usage principal Type de câble courant Impédance coaxiale Remarque pratique
TV / TNT domestique RG-6, parfois RG-59 75 ohms Câble de 6 à 7 mm, idéal pour les installations modernes.
Réseaux câblés urbains Coaxial renforcé, parfois 11 mm 75 ohms Adapté aux longues distances et au partage entre logements.
Liaisons radio / pro RG-8 et variantes 50 ohms Utilisé pour les antennes, équipements RF, laboratoires.
Antennes Wi-Fi déportées RG-174 ou similaires 50 ohms Câble fin, pratique mais à limiter en longueur.

Dans un appartement de centre-ville rénové, il n’est pas rare de rencontrer une configuration hybride : un vieux réseau coaxial d’immeuble pour la TV, une box fibre au salon, et un câblage RJ45 récent pour Internet dans les chambres. L’enjeu n’est pas forcément de tout remplacer, mais plutôt de tirer parti de chaque support pour ce qu’il fait le mieux. Le coaxial reste très performant pour la TV, surtout lorsqu’il est en bon état et bien pensé.

Un exemple fréquent : la famille Martin vient d’emménager dans une maison des années 90. La réception TNT est aléatoire, certaines chaînes décrochent dès que le lave-vaisselle démarre. Après inspection, le coaxial traverse les combles sans gaine, sous des tuiles peu étanches, avec des piqûres de rouille visibles sur la tresse. Remplacer cette seule portion par un câble neuf, correctement gainé, suffit souvent à stabiliser totalement la réception sans changer l’antenne. Le câble n’est pas qu’un « détail » ; c’est un véritable maillon fort de la chaîne.

Au-delà du logement, les mêmes principes gouvernent les applications exigeantes : continuité d’impédance, blindage sérieux, connecteurs soignés. Si la télévision pardonne quelques approximations, un système radar aérien ou une chaîne de mesure médicale ne peuvent pas se le permettre. Cette différence de tolérance explique aussi pourquoi les câbles pros coûtent parfois nettement plus cher, pour une apparence pourtant très proche.

Une fois les usages identifiés, la question suivante se pose tout naturellement : comment choisir le bon câble pour sa propre installation sans se perdre dans les références ?

Comment choisir un câble coaxial adapté à votre installation domestique

Face au rayon électricité d’un magasin de bricolage, les bobines de coaxial se ressemblent toutes. Pour éviter les mauvaises surprises, quelques critères concrets permettent de choisir un câble coaxial réellement adapté à votre projet. L’objectif est double : garantir une bonne transmission signal aujourd’hui, et garder une installation robuste pour les années à venir.

Premier critère : la longueur. Plus le câble est long, plus le signal s’affaiblit. Pour une distance courte (moins de 15 m entre l’antenne et la prise), un câble de 6 mm de diamètre bien blindé suffit généralement. Au-delà de 20 à 30 m, mieux vaut cibler un modèle plus épais, autour de 11 mm, pour limiter l’atténuation. Dans une grande maison, il peut être pertinent de remonter jusqu’au grenier, mètre ruban en main, pour estimer précisément les distances avant l’achat.

Deuxième critère : l’impédance coaxiale. Pour une installation TV, TNT ou satellite domestique, le standard est 75 ohms. C’est la valeur attendue par les antennes, les amplificateurs et les prises murales. En milieu professionnel (radio, laboratoire, certaines antennes Wi-Fi), on trouve du 50 ohms – par exemple avec des câbles de type RG-8. Mélanger les deux familles conduit presque toujours à des réflexions et une baisse de performance. L’information figure sur la gaine du câble et sur les fiches techniques des appareils.

Troisième critère : le type de câble et son blindage. Pour un usage domestique, les références RG-6 sont aujourd’hui les plus courantes. Le RG-59, plus ancien et plus fin, reste présent dans certains logements, mais il est moins performant sur les hautes fréquences. Pour une antenne Wi-Fi déportée ou des applications spécifiques, des modèles comme le RG-174 offrent un compromis entre souplesse et pertes maîtrisées, à condition de rester sur des longueurs modestes.

Pour vous repérer, une règle simple fonctionne bien :

  • TV / TNT / satellite à la maison : câble 75 ohms, type RG-6, bon blindage, diamètre 6 à 7 mm.
  • Installations radio ou Wi-Fi pro : câble 50 ohms, type RG-8 ou RG-174 selon la distance, avec connecteurs adaptés.
  • Longues distances en habitat : privilégier un câble 11 mm pour limiter les pertes, quitte à adapter les passages en gaine.

Enfin, les connecteurs coaxiaux méritent une attention particulière. Les modèles à visser (type F) offrent un très bon contact si le câble est correctement dénudé et vissé. Les prises TV classiques à broche, plus fréquentes dans les logements anciens, fonctionnent bien à condition de ne pas multiplier les adaptateurs. Dans tous les cas, l’âme centrale ne doit jamais toucher le blindage, et la tresse doit être bien rabattue pour assurer la continuité de masse.

Dans la pratique, beaucoup de problèmes viennent d’un mélange de bons et de mauvais éléments : un excellent câble, mais des fiches mal serties ; une antenne de qualité, mais un bout de rallonge basique acheté en urgence. Pour éviter cela, mieux vaut acheter d’un seul tenant une longueur légèrement supérieure à ce qui est nécessaire, et réaliser une seule liaison propre entre l’antenne et le point de réception principal. Si un doute subsiste, un électricien ou un antenniste peut valider le choix en quelques minutes.

Choisir le bon coaxial revient donc à équilibrer quatre éléments : longueur, impédance, diamètre et qualité de blindage. Lorsque ces quatre paramètres sont cohérents, le câble disparaît enfin du champ des inquiétudes, et laisse la place à ce qui compte vraiment : une image stable et un son net dans le salon.

Installation d’un câble coaxial : bonnes pratiques pour une réception stable

La qualité d’un câble coaxial ne fait pas tout. Une installation câble approximative peut anéantir les bénéfices d’un modèle pourtant très performant. Heureusement, quelques réflexes simples suffisent à mettre toutes les chances de votre côté, que vous passiez vous-même le câble ou que vous fassiez appel à un professionnel.

Le premier principe est de respecter les courbures. Un coaxial ne se plie pas comme une corde. Les fabricants recommandent en général un rayon de courbure minimal d’environ cinq fois le diamètre du câble. Pour un modèle de 7 mm, on évite donc les angles trop serrés derrière un meuble TV ou dans une goulotte de plinthe. Un câble écrasé à 90° sur quelques centimètres peut créer une zone de réflexion qui perturbe l’ensemble de la ligne.

Le deuxième principe concerne les longueurs et les dérivations. Dans une maison, la tentation est grande de multiplier les T ou les répartiteurs pour alimenter plusieurs pièces. Chaque dérivation introduit cependant une perte de signal. Il est souvent plus efficace d’installer un répartiteur de qualité au plus près de l’antenne, puis de tirer un câble dédié vers chaque prise TV, plutôt que de chaîner les pièces en série avec des raccords rapides. Moins il y a de jonctions, plus la transmission signal reste stable.

Vient ensuite la question des passages : combles, gaines techniques, plinthes. Dans les combles non isolés, un coaxial doit être protégé de l’humidité et des variations de température. Une gaine annelée ou un cheminement sur chemin de câble évitent les frottements et les pincements. Dans les cloisons, il est préférable de séparer les courants forts (230 V) des courants faibles (coaxial, RJ45) pour limiter les risques d’induction. Un écart d’une dizaine de centimètres, ou un passage dans une gaine distincte, suffit à réduire les interférences possibles.

La réalisation des connecteurs coaxiaux est un autre point délicat. Dénuder le câble demande une certaine minutie : retirer la gaine sans entamer la tresse, rabattre le blindage sans laisser de brins toucher l’âme centrale, couper l’isolant juste à la bonne longueur. Beaucoup de tutoriels vidéo montrent ces gestes en détail, et il peut être utile de s’entraîner sur un bout de câble de chute avant de s’attaquer à la liaison définitive du salon.

Pour illustrer, prenons le cas d’une rénovation de séjour. L’objectif est de déplacer le téléviseur sur un autre mur, à environ 6 m de sa position initiale. Plutôt que d’additionner une rallonge prémoulée à l’ancien câble, la solution la plus propre consiste à :

  • identifier le point de sortie du coaxial d’origine (souvent une boîte dans la cloison ou en plinthe) ;
  • tirer un nouveau câble d’un seul tenant vers la nouvelle prise, en respectant des courbes douces ;
  • poser une boîte d’encastrement propre et une prise TV adaptée ;
  • vérifier le serrage et la continuité des connexions à chaque extrémité.

Beaucoup d’occupants hésitent à toucher à ces câbles par crainte de « casser » la réception. En réalité, une installation posée calmement, avec un minimum d’outillage (cutter propre, pince à dénuder, pince à sertir si nécessaire), offre souvent un meilleur résultat qu’une accumulation de rallonges improvisées. Et si le chantier semble trop ambitieux, un antenniste intervient généralement en moins d’une demi-journée pour refaire une ligne complète.

Au bout du compte, soigner l’installation, c’est protéger durablement la performance du câble choisi. Un coaxial bien posé, correctement serti et à l’abri des agressions mécaniques peut fonctionner des dizaines d’années sans se faire remarquer.

Avantages et limites du câble coaxial face au RJ45 et à la fibre

Depuis l’arrivée des box Internet, le câble coaxial partage le terrain avec d’autres acteurs : le RJ45 pour le réseau informatique, et la fibre optique pour les très hauts débits. Dans certains logements, il est d’ailleurs peu à peu remplacé pour certains usages. Pour autant, il conserve des atouts réels lorsqu’on se concentre sur la TV et les signaux radio.

Côté avantages, son principal atout est sa robustesse. Un bon coaxial supporte des températures variables, un environnement domestique agité, des fixations en combles, sans perdre immédiatement ses propriétés. Il excelle pour transporter des signaux RF sur des distances intermédiaires (de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres), avec un blindage efficace contre les parasites. Sa mise en œuvre dans les bâtiments est bien connue des électriciens, et la disponibilité des accessoires (prises, répartiteurs, amplificateurs) est excellente.

Autre point fort : sa capacité à transporter à la fois des signaux analogiques et numériques sans distinction. Les anciennes TV analogiques et les flux TNT actuels passent par le même support. Cette continuité a permis à beaucoup d’immeubles de passer au numérique sans refaire entièrement l’infrastructure. Dans des réseaux câblés urbains, le coaxial continue à acheminer télévision, radio et parfois Internet basés sur des standards comme le DOCSIS, même si la fibre progresse.

Côté limites, il est certain que la fibre optique dépasse largement le coaxial en termes de débit et de distance, surtout pour les données informatiques. La fibre transporte des signaux lumineux, insensibles aux champs électromagnétiques, et permet des kilomètres de liaison sans perte notable. Pour un réseau domestique moderne, le RJ45 associé à la fibre en amont est devenu la référence pour Internet. Le coaxial, lui, reste cantonné à des usages plus spécifiques : TV, radio, signaux RF spécialisés.

Un autre inconvénient tient à l’installation câble, un peu plus délicate que celle d’un cordon RJ45 prémoulé. Sertir un connecteur coaxial demande un peu de soin, alors qu’une prise RJ45 murale se clipse plus facilement pour un bricoleur occasionnel. De plus, un réseau coaxial n’est pas « commutable » comme un réseau Ethernet, où chaque prise peut transporter des données dans les deux sens à des débits variables.

Pour un foyer en rénovation, la bonne approche consiste souvent à combiner intelligemment ces technologies. Le coaxial assure une réception TV fiable dans le salon et, si besoin, dans une deuxième pièce. Le RJ45 distribue Internet dans le bureau, les chambres et près de la box. La fibre arrive jusqu’au logement pour alimenter la box en très haut débit. Chacun joue sa partition, sans chercher à tout faire avec un seul type de câble.

Au final, plutôt que d’opposer coaxial, RJ45 et fibre, il est plus utile de les considérer comme des outils complémentaires. Le coaxial garde toute sa pertinence pour la vidéo diffuse (TV, TNT, satellite) grâce à son blindage et à son adéquation naturelle avec les fréquences haute utilisées par la radiodiffusion. C’est en le comprenant ainsi que l’on évite de le supprimer trop vite lors d’une rénovation, alors qu’un simple remplacement par un modèle plus récent pourrait suffire à prolonger sa vie utile.

Qu’est-ce qu’un câble coaxial en termes simples ?

Un câble coaxial est un câble électrique composé d’un fil conducteur central entouré d’un isolant, d’un blindage métallique et d’une gaine. Cette structure permet de transporter des signaux radio, TV ou de données avec une bonne protection contre les parasites extérieurs, sur plusieurs mètres voire dizaines de mètres.

Quelle impédance choisir pour un câble coaxial domestique ?

Pour la télévision, la TNT et la plupart des installations satellites à la maison, il faut choisir un câble coaxial de 75 ohms. Cette impédance doit être la même pour l’antenne, le câble, les prises et les appareils afin de limiter les pertes et les réflexions de signal. Les câbles 50 ohms sont réservés à des usages plus professionnels (radio, équipements RF).

Comment savoir si mon câble coaxial est en cause dans une mauvaise réception TV ?

Des symptômes typiques sont une image qui se fige, des chaînes qui disparaissent par intermittence ou un niveau de signal très variable selon la météo. Si l’antenne est en bon état et correctement orientée, il est utile de vérifier l’âge du câble, son état visuel (gaine craquelée, écrasements) et la qualité des connecteurs. Remplacer un tronçon douteux par un câble neuf et bien posé est souvent suffisant pour retrouver une réception stable.

Peut-on installer soi-même un câble coaxial ?

Oui, à condition de respecter quelques règles : choisir un câble adapté (75 ohms pour la TV), éviter les courbures trop serrées, séparer le cheminement des câbles électriques 230 V, et soigner le montage des connecteurs pour que l’âme centrale ne touche jamais le blindage. Des tutoriels vidéo détaillent les gestes de base, mais en cas de doute un antenniste pourra réaliser l’installation en peu de temps.

Le câble coaxial va-t-il disparaître avec la fibre optique ?

La fibre remplace progressivement le coaxial pour les liaisons de données à très haut débit, notamment entre les opérateurs et les logements. En revanche, à l’intérieur des maisons et des immeubles, le coaxial reste largement utilisé pour la télévision, certaines installations satellites et des applications spécialisées. Tant que ces usages existeront, le coaxial conservera une place aux côtés de la fibre et du RJ45.

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